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Comment la France se prépare à la voiture autonome

Dans un document de 96 pages remis par Anne-Marie Idrac, le gouvernement français pose les premiers jalons afin de préparer l'arrivée des véhicules autonomes dans l'hexagone.

En 2020, les constructeurs et entreprises françaises pourront ainsi emprunter nos routes avec des véhicules autonomes de niveau 3 (le conducteur peut s'affranchir de regarder la route mais doit rester capable de reprendre le contrôle sous 30 secondes en cas d'alerte). En 2022, les voitures autonomes de niveau 4 (totalement autonomes) pourront faire leur apparition.

Un cadre législatif à construire

En attendant 2020, la France compte "construire le cadre" législatif par le biais de dix "actions prioritaires" : "si besoin, le Code de la route, les règles de responsabilité, la formation à la conduite seront adaptés" indique le document de synthèse.

L'ouverture de la route aux voitures autonomes pose en effet une problématique majeure : quelle responsabilité en cas d'accident ? Une question pour l'heure sans réponse.

Vers une base de connaissance commune ?

Les voitures de demain seront plus intelligentes mais également connectées. Le gouvernement français désire l'union sacrée entre les constructeurs français, en prévoyant "de construire, d'ici 2019, un cadre favorable aux échanges des données produites par les véhicules, permettant de contribuer, d'une part, à la sécurité routière, à la gestion des trafics et à l'entretien des infrastructures, d'autre part, au développement de services à la mobilité". L'union fera-t-il la force ?

Feu vert pour les expérimentations

Une des mesures phares du document concerne les tests sur les routes françaises. Dés l'année prochaine, les expérimentations seront autorisées sur le territoire avec des véhicules autonomes allant du niveau 3 au niveau 5. Concernant la responsabilité de ces tests, les constructeurs devront garantir la sécurité de toutes les opérations.

Les constructeurs français n'ont pour autant pas attendu 2019 pour commencer leurs expérimentations. Depuis la fin 2014 jusqu'à avril 2018, 54 autorisations (dont 23 en 2017) ont été délivrées pour mener à bien des tests sur les routes françaises. Contrairement aux Etats-Unis, aucun accident n'a, pour l'heure, été déploré.

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